un mercenaire kényan tué en Ukraine en combattant pour la Russie
De Doha aux tranchées : un mercenaire kényan tué en Ukraine en combattant pour la Russie
Donetsk, 31 janvier 2026 — Les services de renseignement de la défense ukrainienne ont annoncé avoir identifié le corps de Clinton Nyapara Mogesa, citoyen de la République du Kenya né en 1997, parmi les forces d’occupation russes dans la région de Donetsk.
Selon le communiqué officiel, Mogesa « vivait et travaillait au Qatar » avant de signer un contrat avec les forces armées de la Fédération de Russie. Il a ensuite été affecté à une unité d’assaut russe, après une période de formation extrêmement brève.
« Après une courte formation, Mogesa a été tué lors d’un soi-disant “assaut de chair à canon” dans la région de Donetsk », indiquent les services de renseignement ukrainiens.
Abandonné sur le champ de bataille
Les autorités ukrainiennes affirment que les forces russes n’ont pas récupéré le corps du combattant étranger. Sa famille n’aurait reçu ni compensation, ni explication de la part de Moscou.
Autre élément troublant : Clinton Mogesa portait sur lui les passeports de deux autres citoyens kényans, suggérant l’existence d’un réseau de recrutement de mercenaires africains destinés aux opérations les plus dangereuses du front.
Une pratique systémique
Les services de renseignement ukrainiens dénoncent une politique qui consiste à utiliser des ressortissants étrangers comme « ressources jetables », envoyées en première ligne avec peu ou pas de préparation.
« Clinton Mogesa aurait pu continuer à vivre et travailler en sécurité dans le Qatar prospère. Au lieu de cela, il est devenu une nouvelle preuve que, pour l’armée russe, les étrangers sont considérés comme de simples consommables », souligne le communiqué.
Avertissement aux étrangers
La Défense ukrainienne appelle les citoyens étrangers à ne pas se rendre en Russie ni à accepter des offres d’emploi sur son territoire.
« Voyager en Russie comporte un risque réel d’être enrôlé de force dans des unités d’assaut, sans formation adéquate et avec très peu de chances de survie », préviennent les services.
Ce nouveau cas relance le débat sur l’utilisation de mercenaires étrangers dans le conflit ukrainien et met en lumière les dangers mortels auxquels sont exposés les migrants recrutés sous de fausses promesses.




























