Un élu républicain sous pression après des propos antimusulmans controversés
Washington — Un élu républicain américain fait face à de vives critiques et à des appels à la démission après des propos jugés islamophobes publiés sur les réseaux sociaux. Le représentant républicain de Floride, Randy Fine, a déclenché une controverse nationale en écrivant sur la plateforme X qu’il « choisirait les chiens plutôt que les musulmans » si un tel choix devait être imposé.
Dans son message publié dimanche, le parlementaire a déclaré : « Si l’on nous force à choisir, le choix entre les chiens et les musulmans n’est pas difficile. » Le message a rapidement suscité une vague d’indignation de la part d’élus démocrates, d’organisations de défense des droits civiques et de nombreux internautes.
Peu après, Randy Fine a publié un second message montrant une capture d’écran d’une publication attribuée à Nerdeen Kiswani, cofondatrice du groupe pro-palestinien Within Our Lifetime, qui qualifiait les chiens « d’impurs » et affirmait que « New York devient islamique ». Selon Kiswani, citée par NBC News, cette déclaration était satirique. Fine a toutefois présenté cette publication comme « contexte », affirmant qu’elle provenait de « l’une des principales organisations musulmanes ayant soutenu » Zohran Mamdani, récemment élu maire de New York.
Appels à la démission
Les propos du représentant ont provoqué de nombreuses réactions officielles. Le Council on American-Islamic Relations (CAIR), importante organisation américaine de défense des droits civiques des musulmans, a rappelé ses précédentes condamnations de commentaires passés de l’élu concernant Gaza et le Hamas. L’organisation a appelé les dirigeants du Congrès, « tous partis confondus », à exiger sa démission, estimant qu’elle est « depuis longtemps nécessaire ».
Du côté démocrate, les critiques ont également été particulièrement sévères. Le chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, a qualifié Randy Fine « d’islamophobe, répugnant et irréformable ». Il a accusé les dirigeants républicains de tolérer un « langage haineux et diviseur » en gardant le silence, ajoutant que cette attitude contribue à encourager les comportements extrémistes.
Jeffries a également souligné la hausse des violences politiques, de la xénophobie et des crimes haineux visant la communauté musulmane aux États-Unis, affirmant que les démocrates chercheront à tenir les responsables politiques « pleinement comptables » de leurs propos.
Un climat politique tendu
Cette nouvelle controverse intervient dans un contexte de polarisation politique accrue aux États-Unis, où les déclarations publiques de responsables politiques sur les questions religieuses et identitaires suscitent de plus en plus de réactions immédiates et de débats nationaux. Les appels à la démission de Randy Fine se multiplient désormais, tandis que les dirigeants républicains n’ont pas encore annoncé de mesure disciplinaire officielle à son encontre.
L’affaire devrait continuer d’alimenter les tensions politiques au Congrès, alors que les organisations de défense des droits civiques réclament des sanctions plus fermes contre les propos jugés discriminatoires au sein de la classe politique américaine.




























