Ibrahim Traoré ordonne de tirer sur des manifestants à Barani
Burkina Faso : Ibrahim Traoré ordonne de tirer sur des manifestants à Barani
Barani, Burkina Faso – Mardi 2 septembre 2025.
Un nouvel épisode dramatique a secoué le Burkina Faso aujourd’hui. Dans le département de Barani, situé au nord-ouest du pays, une manifestation pacifique a été violemment réprimée sur ordre du chef de l’État de transition, le capitaine Ibrahim Traoré.
Une marche pacifique transformée en drame
Dans la matinée du mardi 2 septembre, des milliers d’habitants de Barani sont descendus dans les rues pour protester contre l’insécurité croissante et les conditions de vie précaires. Selon des témoins, il s’agissait d’une mobilisation spontanée, organisée par la population locale afin de dénoncer « l’abandon de l’État » face aux attaques terroristes et au manque d’assistance.
« Nous voulions simplement être entendus », témoigne un participant. « Personne ne portait d’armes, il s’agissait d’une marche pacifique. »
Des tirs sur des citoyens sans défense
D’après plusieurs sources locales, le capitaine Ibrahim Traoré a personnellement ordonné au commandant de brigade de Barani de disperser la foule « par tous les moyens ». Peu après, des tirs ont retenti.
Les bilans restent incertains pour l’instant, mais plusieurs blessés et morts auraient été enregistrés parmi les manifestants. Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent des scènes de panique et des habitants tentant de secourir des victimes.
Une colère grandissante contre le régime Traoré
Cette répression a provoqué une onde de choc dans tout le pays. Le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir en 2022 après un coup d’État, est désormais accusé de gouverner avec la même brutalité que les régimes qu’il prétendait combattre.
Des organisations de défense des droits humains dénoncent une « dérive dictatoriale » et appellent à une enquête indépendante.
« Quand un dirigeant choisit de répondre par les balles au lieu du dialogue, il devient un dictateur. Et chaque dictature finit par tomber », analyse un politologue burkinabè.




























