La centrale de Pabré, d’une puissance de 50 mégawatts, a été inaugurée le 21 juillet 2026 au Burkina Faso. Selon la Primature, l’installation doit renforcer rapidement les capacités de production de la Société nationale d’électricité du Burkina Faso, la SONABEL.

Le projet, annoncé comme un élément de la stratégie de souveraineté énergétique, a coûté 18 milliards de francs CFA. La centrale aurait été construite en 90 jours, contre 120 jours prévus dans le contrat.
50 MW supplémentaires pour réduire le déficit
L’ajout de 50 MW peut contribuer à limiter les coupures et à mieux répondre à la croissance de la demande, notamment à Ouagadougou et dans les zones industrielles. L’électricité fiable est un besoin essentiel pour les ménages, les entreprises, les hôpitaux et les services publics.
La nouvelle capacité ne résout cependant pas à elle seule tous les problèmes du secteur. La qualité du réseau de transport, la maintenance des équipements et la disponibilité du combustible détermineront l’effet réel de la centrale sur l’approvisionnement quotidien.
Un programme énergétique plus large
Le gouvernement prévoit d’autres projets, dont une centrale de 120 MW à Ouaga Sud-Est, dans la commune de Saaba. Son coût est estimé à 133 milliards de francs CFA. Des installations sont également annoncées à Bobo-Dioulasso, Koudougou, Kaya, Komsilga et Toécé.
D’après la Primature, l’ensemble de ces projets pourrait apporter plus de 220 MW de capacité supplémentaire. L’objectif affiché est de réduire la dépendance du pays aux importations d’électricité et de sécuriser l’offre nationale.
Le défi du coût et du choix énergétique
Une centrale thermique peut être mise en service rapidement et fournir une production pilotable, y compris lorsque le soleil ou le vent sont insuffisants. En revanche, son fonctionnement dépend du prix et de l’acheminement des combustibles, ce qui peut peser sur les finances de l’opérateur et sur le coût de l’électricité.
À moyen terme, l’enjeu sera donc de combiner cette capacité thermique avec davantage de solaire, du stockage, des interconnexions régionales et une meilleure efficacité énergétique. Cette diversification peut améliorer la résilience du système tout en limitant les dépenses de carburant.
Centrale de Pabré : quels effets pour les usagers ?
Pour les ménages, l’intérêt principal d’une nouvelle capacité de production réside dans une alimentation plus régulière, surtout pendant les périodes de forte demande. Une meilleure disponibilité de l’électricité peut faciliter le fonctionnement des écoles, des centres de santé, des commerces et des services numériques. Les résultats dépendront toutefois de la capacité du réseau à transporter cette énergie jusqu’aux quartiers et aux localités qui connaissent encore des interruptions.
Pour les entreprises, une offre plus stable peut réduire le recours aux groupes électrogènes, dont le carburant et l’entretien augmentent les coûts de production. Les petites unités de transformation, les ateliers, les systèmes de froid et les entreprises de services ont besoin d’une tension régulière pour protéger leurs équipements et planifier leurs activités. La centrale de Pabré peut donc soutenir l’économie locale si son exploitation reste fiable et financièrement maîtrisée.
Maintenance, combustible et transparence
La performance de l’installation devra être suivie dans la durée. Les principaux indicateurs seront le nombre d’heures de fonctionnement, la quantité d’électricité réellement injectée dans le réseau, le coût du combustible et la fréquence des opérations de maintenance. La publication régulière de ces données aiderait les usagers à mesurer la contribution effective du projet.
Le développement du solaire et du stockage reste complémentaire. En combinant une production thermique pilotable avec des sources renouvelables, le Burkina Faso peut mieux répondre aux pointes de consommation tout en réduisant progressivement sa dépendance aux carburants importés.
Ce qu’il faut retenir
- La centrale de Pabré dispose d’une puissance annoncée de 50 MW.
- Elle a coûté 18 milliards de francs CFA et a été réalisée en 90 jours.
- Une centrale de 120 MW est également prévue à Saaba.
- Le programme national vise plus de 220 MW de capacités supplémentaires.
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Source : Primature du Burkina Faso, 21 juillet 2026.

